8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 19:54

4- PS THEATRE A. de MUSSET Les Caprices de Marianne (1833)

 

Acte II, scène 1 (à partir de l'entrée de Marianne) « Est-il une statue plus froide... ?»

 

(voir le NB en fin de copie)

 

1. Une joute verbale

 

Mise en scène : Sébastien Azzopardi © Juliette Azzopardi (http://www.regarts.org/Theatre/caprices.htm)

 

1. Quel est le ton de Marianne dans sa première réplique (« Quel dommage... l'aimer ») ? Justifier votre réponse en citant une classe grammaticale et un type de phrase. (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

2. A. Dans sa deuxième réplique : « Qui pourrait ne pas réussir avec un ambassadeur tel que vous ? » Quel est le MODE employé et quelle est ici sa valeur ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

B. Dans sa deuxième réplique : « … puisqu'il lui fallait un interprète... » Quelle est la relation logique introduite par ce connecteur ? Et comment s'appelle une proposition introduite par ce connecteur (sa nature) ? (2 points)

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

 

C. Quelle est l'intention de Marianne vis-à-vis d'Octave dans cette réplique (la fonction de la réplique) ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

3. Quand Octave dit : « Nous ne vous craignons plus », Qu'est-ce que le pronom sujet a de particulier ? (1 pt)

 

__________________________________________________

 

4. Quand Marianne dit « que cet amour n'était encore qu'un pauvre enfant à la mamelle », quelle figure de style emploie-t-elle, sachant que cette figure se poursuit avec « une sage nourrice » et « laissé tomber la tête la première » ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

5. Octave répond sur le même ton « vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum ». Quelle est la figure de style qu'il utilise ? Et en quoi cette figure est-elle particulièrement cruelle pour la jeune femme, que veut-elle dire exactement ? (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

6. Dans la réplique de Marianne : « Bien dit. » Quelle est cette forme de phrase ? Et pourquoi Marianne l'utilise-t-elle ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

7. Dans la même réplique : « Donnez-le-moi, de grâce, que je les apprenne à ma perruche » Quels sont les MODES des deux verbes, et quelle est la valeur de « donnez-le-moi » ? (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

 

2. Deux conceptions de la femme


8. Pour Octave, quelle est la qualité essentielle d'une femme ? (1 point) En expliquant rapidement le mythe de Pygmalion et Galathée, vous montrerez que cette qualité n'est pas un compliment superficiel, mais une caractéristique presque divine. (1 point).

 

__________________________________________________

 

9. La réplique de Marianne « Mon cher cousin... » :

A. comment appelle-t-on cette longue réplique ? (1 point) Que signifie le fait que ce soit Marianne qui parle le plus dans cette scène ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

B. « Il est décrété par le sort... » Quelle est la forme de cette phrase ? Pourquoi cette forme est-elle utile pour montrer la situation des femmes au XIXe s. ? (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

 

C. « Voyez... Pesez... » Quel est le MODE employé et quelle est sa valeur ? (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

D. Quel est le type de phrases qui domine dans la fin de la réplique ? Qu'est-ce Marianne veut faire en les utilisant ? (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

E. « Ne va-t-on pas la déchirer à belles dents ? » Quelle est la classe grammaticale du pronom sujet ? Et quel est l'intérêt de l'employer ici ? (2 points)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

10. L'argumentation de Marianne dans cette longue réplique :

A. Quelle est l'opinion de Marianne, que dit-elle de la vie / liberté des femmes ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

B. Quel est l'exemple précis qu'elle donne ? (recopier le passage) (1 point)

 

__________________________________________________

 

11. Quand Marianne poursuit : « N'est-ce pas une chose bien ridicule... jurée ?» Exprime-t-elle dans cette phrase ce qu'elle pense d'elle-même ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

 

12. Dans la suite de cette réplique, si « la fierté d'un cœur » et « sa fleur chérie » sont des images pour l'amour sensible d'une jeune femme, comment expliquez-vous qu'elle souhaite qu'il « soit baigné de larmes » ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

13. Dans sa dernière réplique « Qu'est-ce après tout qu'une femme ?... » En quoi les comparaisons négatives que Marianne imagine (la coupe que l'on jette...) sont-elles particulièrement bien choisies pour toucher, ou vexer, Octave ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

14. Octave, seul. Comment appelle-t-on cette réplique prononcée seul en scène ? (1 point) Quelle est ici sa fonction ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

15. « Tra, tra, poum, poum... » Quelle est la classe grammaticale de ces mots ? (1 point) Pourquoi Octave en est-il réduit à imiter des sons de musique ? (1 point)

 

__________________________________________________

 

__________________________________________________

 

NB Il ne faut pas répondre « Oui..., ou Non... » Il faut rédiger la réponse en reprenant sommairement la question : Exemple (11) Dans cette phrase, Marianne exprime...

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 4e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 15:45

3- PS6 THEATRE Le Désarroi tragique + La comédie CORNEILLE RACINE IONESCO BECKETT + Comédie XIXe-XXe Expression orale

Jean RACINE Phèdre (1677) Mise en scène Patrice CHEREAU Phèdre : Dominique BLANC (au début du passage le film est sombre, mais cela ne dure que quelques secondes) On peut choisir un extrait court de cette interprétation magistrale. (Dialogue ou tirade)

 

Pierre CORNEILLE Le Cid (1636) I, 6 Les Stances, une belle interprétation (tirade)

 

Eugène IONESCO Le Roi se meurt (1962) Magnifique interprétation de Michel BOUQUET (tirade)

 

Des extraits

Le début de la pièce

 

 

 

 

 

Samuel BECKETT Fin de partie (1957) Dialogues

Samuel BECKETT En Attendant Godot (1948- 1952) Magnifique interprétation (nombreux extraits possibles à jouer ; par exemple vers 11'50)


 

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 15:20

3- PS6 THEATRE Le Désarroi tragique + La comédie CORNEILLE RACINE IONESCO BECKETT + Comédie XIXe-XXe Expression orale

 

Comédie fin du XIXe - début du XXe La farce, le vaudeville

Georges COURTELINE Cf. livre Courteline, Comédies (Les Boulingrin, La Paix chez soi...)   

Georges FEYDEAU Le Dindon,  (le texte intégralement en ligne)  Tailleur pour dames...

LE TEXTE Extrait ACTE I, scène 1

Interprété avec une forme de sérieux...

 

Interprété avec une forme de folie...

 

Georges FEYDEAU
Un Fil à la patte
(1894) LE TEXTE Acte I, scène 18 milieu)

 

La pièce intégrale (à partir de 40 minutes duo avec le général)

 

 

 

 

Le Dindon (la pièce intégrale, scène avec Maggy à partir de 35 minutes)

 

Vatelin et Maggy (avec l'accent anglais)

Lucienne, Vatelin, puis Jean, puis Maggy

[Vatelin. — Veux-tu me laisser, ma chère amie, que j’expédie cette personne…

En ce disant, il sonne.

Lucienne. — Voilà !… À tout à l’heure, mon Crépin. ]

Elle sort par la gauche en emportant son chapeau posé sur le canapé.

Jean. — Monsieur a sonné ?

Vatelin. — Oui, introduisez cette dame.

Jean introduit Maggy par la droite, 2e plan, puis se retire.

Vatelinqui s’est assis à sa table, tout en rangeant des papiers pour se donner un air occupé et sans regarder la personne qui entre. — Si vous voulez prendre une chaise, madame…

Maggyarrivant derrière lui et lui donnant deux gros baisers sur les yeux. Accent anglais très prononcé. — Oh ! my love !

Vatelinahuri, se levant. — Hein ! Qu’est-ce que c’est ? (Reconnaissant Maggy.) Madame Soldignac ! Maggy ! Vous !

Maggy. — Moi-même.

Vatelin. — Vous ! vous ici ! mais c’est de la folie !

Maggy. — Pourquoi ?

Vatelin. — Eh ! bien, et Londres ?

Maggy. — Je l’ai quitté.

Vatelin. — Et votre mari ?

Maggy. — Je amené loui ! Il vené pour affaires à Paris !

Vatelinretombant sur la chaise. — Allons bon !… Mais qu’est-ce que vous venez faire ?

Maggy. — Comment ! ce que je vienne faire ! Oh ! ingrate ! oh ! you naughty thing, how can you ask me what I have come to do here. Here is a man for whom I have sacrified everything, my duties as a wife, my conjugal faithfulness…

Vatelinse levant et voulant l’interrompre. — Oui… oui… (Il va écouter à la porte de sa femme.)

Maggygagnant la droite. — I leave London ! I cross the sea ! All this to reach him and when at last I find him, he asks me what have you came here for !

Vatelinredescendant. — Oui !… Mais ce n’est pas ça que je vous demande ! Vous me parlez anglais, je ne comprends pas un mot ! Comment êtes-vous ici ? Pourquoi ? Qu’est-ce que vous voulez ?

Maggyderrière la table. — Qué je veux ? Il demandé qué je veux ! Mais je veux… vous !

Vatelin. — Moi !

Maggy. — Oh ! yes ! parce que je vous haime toujours, moâ ! Ah ! dear me ! pour trouver vous, j’ai quitté London, j’ai traversé le Manche qui me rend bien malade… j’ai eu le mal de mer, j’ai rendu… j’ai rendu… comment disé ?

Vatelin. — Oui ! oui. Ca suffit ! Après ?…

Maggy. — No, j’ai rendu l’âme, mais ce m’est égal !… Je disei ! Je vais la voir, loui… et je souis là, pour houitt jours.

Elle s’assied.

Vatelintombant sur un siège. — Huit jours ! Une semaine !… Vous êtes-là pour une semaine ?

Maggy. — Oh ! oui, un semaine tout pour vous… Ah ! disez moâ vous me haimez encore !… Pourquoi vous avez pas répondu mes lettres ?… Je disais déjà : "Oh ! mon Crépine il me haime plus !…" Oh ! si, vous haimez moâ !… ô Crépine ! tell me you love me !

Vatelinse levant. — Mais oui ! mais oui !

Maggyse levant et descendant. — Quand je souis arrivée cet matin, j’ai tout de suite écrivé à vous… et pouis et pouis… j’ai pas envoyé la lettre… je mé souis disé il répondra peut-être pas à moâ… j’ai jeté mon lettre à la panier… et j’ai pris un hansom,… comment vous dis,… un sapin pour venir… Aoh ! comme est difficult… la rue de vous pour trouvéi… Je sais pas, le cocher comprenait pas le francéi, … il voulait pas mé conduire.

Vatelinà part. — Ah ! brave cocher !

Maggy. — Je loui diséi, "Cocher, allez roue Thremol". Il répondéi : connais pas…

Vatelin. — Rue Thremol ! oui oui… Maintenant, croyez-vous que si vous lui aviez dit tout simplement, rue la Trémoille…

Maggy. — Eh ! bien, je dis : "rue Thremol".

Vatelin. — Parfaitement.

Maggy. — Ah ! Crépine, Crépine, que je souis heureuse !… Vous venez mé voir cet soir, hé ?   


 

Eugène LABICHE
Un chapeau de paille d'Italie (1851) LE TEXTE 

Eugène LABICHE ret Gaston DURU Doit-on le dire ? (1872) LE TEXTE ACTE I, scène 14

 

Eugène LABICHE

La Station Champbaudet (1862) Le TEXTE ACTE II, scène 11

 

Eugène IONESCO    

Rhinocéros Extraits au choix

 

La Cantatrice chauve

Présentation

 

 

La Cantatrice chauve Première scène

 

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 11:00

3- PS3 THEATRE IONESCO Expression orale Le désarroi et le conflit tragiques Expression orale GIRAUDOUX Electre (1937) Acte I, scène 8

Electre GIRAUDOUX Mise en scène 2012

Theâtre du Nord-Ouest, 2012

[ÉLECTRE. - C'est justement ce que je ne peux supporter d'elle, qu'elle m'ait mise au monde. C'est là ma honte. Il me semble que par elle je suis entrée dans la vie d'une façon équivoque et que sa maternité n'est qu'une complicité qui nous lie. J'aime tout ce qui, dans ma naissance, revient à mon père. J'aime comme il s'est dévêtu, de son beau vêtement de noces, comme il s'est couché, comme tout d'un coup pour m'engendrer il est sorti de ses pensées et de son corps même. J'aime à ses yeux son cerne de futur père, j'aime cette surprise qui remua son corps le jour où je suis née, à peine perceptible, mais d'où je me sens issue plus que des souffrances et des efforts de ma mère. Je suis née de sa nuit de profond sommeil, de sa maigreur de neuf mois, des consolations qu'il prit avec d'autres femmes pendant que ma mère me portait, du sourire paternel qui suivit ma naissance. Tout ce qui est de cette naissance du côté de ma mère, je le hais.

ORESTE. - Pourquoi détestes-tu les femmes à ce point ?

ÉLECTRE. - Ce n'est pas que je déteste les femmes, c'est que je déteste ma mère. Et ce n'est pas que je déteste les hommes, je déteste Égisthe.

ORESTE. - Mais pourquoi les hais-tu ? ]

ÉLECTRE. - Je ne le sais pas encore. Je sais seulement que c'est la même haine. C'est pour cela qu'elle est si lourde, pour cela que j'étouffe. Que de fois j'ai essayé de découvrir que je haïssais chacun d'une haine spéciale. Deux petites haines, cela peut se porter encore dans la vie. C'est comme les chagrins. L'un équilibre l'autre. J'essayais de croire que je haïssais ma mère parce qu'elle t'avait laissé tomber enfant, Égisthe parce qu'il te dérobait ton trône. C'était faux. En fait j'avais pitié de cette grande reine, qui dominait le monde, et soudain, terrifiée, humble, échappait un enfant comme une aïeule hémiplégigue*. J'avais pitié de cet Égisthe, cruel, tyran, et dont le destin était de mourir un jour misérablement sous tes coups... Tous les motifs que je trouvais de les haïr me les laissaient au contraire humains, pitoyables, mais dès que les haines de détail avaient bien lavé, paré, rehaussé ces deux êtres, au moment où vis-à-vis d'eux je me retrouvais douce, obéissante, une vague plus lourde et plus chargée de haine commune s'abattait à nouveau sur eux. Je les hais d'une haine qui n'est pas à moi.

[* paralysé dun seul côté du corps.] 

 

Giraudoux, Électre, Le Livre de Poche ©Bernard Grasset, 1937, p. 56-57.

 

Extrait vidéo (à partir de la 56e minute) http://youtu.be/aZk5Z4A_Kys

 

 

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:05

3- PS3 THEATRE IONESCO Expression orale Le désarroi et le conflit tragiques  Albert CAMUS (1913-1960) Caligula (1938) Acte III, scène 5

Bruno PUTZULU et Cécile PAOLI

Caligula contemple un moment la tablette de sa place. Il la saisit et la lit. Il respire fortement et

appelle un garde.

CALIGULA
Amène Cherea. (Le garde sort.) Un moment. (Le garde s'arrête.) Avec des égards. (Le garde sort.)

Caligula marche un peu de long en large. Puis il se dirige vers le miroir.

Tu avais décidé d'être logique, idiot. Il s'agit seulement de savoir jusqu'où cela ira. (Ironique.) Si l'on 'apportait la lune, tout serait changé, n'est-ce pas ? Ce qui est impossible deviendrait possible et du même coup, en une fois, tout serait transfiguré. Pourquoi pas, Caligula ? Qui peut le savoir ? (Il regarde autour de lui.) Il y a de moins en moins de monde autour de moi, c'est curieux. (Au miroir, d'une voix sourde.) Trop de morts, trop de morts, cela dégarnit. Même si l'on m'apportait la lune, je ne pourrais pas revenir en arrière. Même si les morts frémissaient à nouveau sous la caresse du soleil, les meurtres ne rentreraient pas sous terre pour autant. (Avec un accent furieux). La logique, Caligula, il faut poursuivre la logique. Le pouvoir jusqu'au bout. non, on ne revient pas en arrière et il faut aller jusqu'à la consommation !

(Entre Cherea)

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:00

3- PS3 THEATRE IONESCO Expression orale  Le désarroi et le conflit tragiques  Andromaque (1667)

Éric Ruff (Pyrrhus) et Léonie Simaga (Hermione) dans "Andromaque". © Pacôme Poirier /Wikispectacle

III, 8

ANDROMAQUE (à sa confidente Céphise)

Dois-je les oublier, s'il ne s'en souvient plus ?

Dois-je oublier Hector privé de funérailles,

Et traîné sans honneur autour de nos murailles ?

Dois-je oublier son père à mes pieds renversé,

Ensanglantant l'autel qu'il tenait embrassé ?

Songe, songe Céphise, à cette nuit cruelle

Qui fut pour tout un peuple une nuit éternelle.

Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants,

Entrant à la lueur de nos palais brûlants,

Sur tous mes frères morts se faisant un passage ;

Et de sang tout couvert échauffant la carnage.

Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants

Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants.

Peints-toi dans ses horreurs Andromaque éperdue:

Voilà comment Pyrrhus vint s'offrir à ma vue ;

Voila par quels exploits il sut se couronner ;

Enfin voilà l'époux que tu veux me donner ?

Non, je ne serai point complice de ses crimes ;

Qu'il nous prenne, s'il veut, pour dernières victimes.

Tous mes ressentiments lui seraient asservis.

 

 

 

Clément Hervieu-Léger, Oreste et Léonie Simaga, Hermione

Photographie de Philippe Gromelle / Les Chorégies.

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:00

4- PS3 THEATRE MUSSET Les Caprices de Marianne (1833) Expression orale (2) MOLIERE Scènes célèbres

MARIVAUX  Jeu de l’amour et du hasard (1730)Marivaux 
    «Que d'amour !» dans cette comédie riche d'émotions et d'enseignements. Femme d'esprit, Silvia est certes une originale, mais n'en reste pas moins soumise à la volonté paternelle. La société est ainsi faite pour les jeunes filles au XVIIIesiècle : elle doit épouser Dorante, qu'elle ne connaît pas. Or celui-ci, bien décidé à en savoir plus, échange son habit d'honnête homme pour celui d'un valet et s'introduit dans la maison. Le père n'est pas dupe, mais s'amuse de la double manoeuvre : Dorante, en effet, ne sait rien de la véritable identité de la servante Lisette, qu'il aime envers et contre tous, malgré leur différence de condition. Ici le hasard n'est qu'un prétexte. Maîtres ou valets ? il ne faut pas se fier aux apparences, surtout quand elles reposent sur des lois auxquelles l'amour vrai ne saurait obéir.
prendre un extrait du milieu de la scène 9 par exemple)

Extrait texte :

http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e2122.pdf

Extraits audio :

- Acte I, scène 7
- Acte II, Scènes 8, 9 et 12
- Acte III, Scènes 8 et 9

 

Acte I, scène 1

 


Acte III, Scènes 4-5-6

 

MARIVAUX Les Fausses Confidences  (1737)

      Jeune homme de qualité mais désargenté, Dorante est amoureux d'une séduisante veuve, Araminte, auprès de laquelle il se fait engager comme intendant. Le valet Dubois se chargera quant à lui, grâce à un stratagème éprouvé, de rendre la belle sensible aux mérites de son ancien maître. Par un jeu savamment orchestré reposant sur des confidences subtilement distillées, il parviendra à ses fins. Malgré l'intervention contrariante de quelques trouble-fête vite éconduits, et après avoir lutté sans succès contre son amour naissant, la jeune veuve se laisse prendre aux brillants discours de Dubois et aux déclarations de Dorante. Le doute subsiste cependant : est-ce pour ses beaux yeux ou pour sa fortune que Dorante convoite Araminte ?

(prendre un extrait du milieu de la scène 2 par exemple)

Extrait texte : http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e294.pdf 

Alfred de MussetAlfred de MUSSET Les Caprices de Marianne  (1833)

      Coelio, esprit chevaleresque, aime la farouche Marianne, épouse fidèle du vieux Claudio. Pour se faire entendre de la belle qui l’ignore, Coelio demande à son ami Octave, beau parleur et séducteur, d?intercéder en sa faveur. En vain. Marianne est séduite par Octave, dont le plaidoyer tourne au marivaudage. Mais Octave n’a que faire des charmes d’une Marianne : c’est Coelio qui ira au rendez-vous. Les jeux de l'amour sont parfois dangereux , et la comédie tourne parfois au drame. Pris au piège, Coelio se croit trahi par son ami quand il est assassiné dans le jardin où Marianne attend Octave. Musset emprunte ici aux pièces de Shakespeare, chez qui le malentendu est roi. Devant la tombe de Coelio, Octave condamne la cruauté du destin, responsable de son insouciance évanouie.

 

Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp?id_livre=55

 

Sur le site de l'INA http://www.ina.fr/video/CPF86618774

Acte II, scène 1 (version très kitch, avec Brigitte Fossey et G. LENORMAND : https://www.youtube.com/watch?v=wT7P9_3z-8Y )

 

Alfred de MUSSET On en badine pas avec l'amour (1834) (vers la 29e minute)

 

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 4e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:00

3- PS3 THEATRE IONESCO Expression orale Le désarroi et le conflit tragiques  CORNEILLE (1606-1684) Médée (1635) V, 2 

Médée

Est-ce assez, ma vengeance, est-ce assez de deux morts ?

Consulte avec loisir tes plus ardents transports.

Des bras de mon perfide arracher une femme,

Est-ce pour assouvir les fureurs de mon âme ?

Que n’a-t-elle déjà des enfants de Jason,

Sur qui plus pleinement venger sa trahison !

Suppléons-y des miens ; immolons avec joie

Ceux qu’à me dire adieu Créuse me renvoie :

Nature, je le puis sans violer ta loi ;

Ils viennent de sa part, et ne sont plus à moi.

Mais ils sont innocents ; aussi l’était mon frère ;

Ils sont trop criminels d’avoir Jason pour père ;

Il faut que leur trépas redouble son tourment ;

Il faut qu’il souffre en père aussi bien qu’en amant.

Mais quoi ! j’ai beau contre eux animer mon audace,

La pitié la combat, et se met en sa place :

Puis, cédant tout à coup la place à ma fureur,

J’adore les projets qui me faisaient horreur :

De l’amour aussitôt je passe à la colère,

Des sentiments de femme aux tendresses de mère.

Cessez dorénavant, pensers irrésolus,

D’épargner des enfants que je ne verrai plus.

Chers fruits de mon amour, si je vous ai fait naître,

Ce n’est pas seulement pour caresser un traître :

Il me prive de vous, et je l’en vais priver.

Mais ma pitié renaît, et revient me braver ;

Je n’exécute rien, et mon âme éperdue

Entre deux passions demeure suspendue.

N’en délibérons plus, mon bras en résoudra.

Je vous perds, mes enfants ; mais Jason vous perdra ;

Il ne vous verra plus… Créon sort tout en rage ;

Allons à son trépas joindre ce triste ouvrage.

 

 

 

Incantations de Médée

Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 08:47

4- PS3 Théâtre Les Caprices de Marianne MUSSET (1833) Expression orale Représentations de textes de théâtre février 2015 (1)

 
MOLIERE
L’Avare (1668)  
Moliere-R.jpg

     Vieillard tyrannique, le sieur Harpagon est d'une avarice obsessionnelle qui devient folie lorsqu'il se fait dérober son précieux trésor. Il vit alors une tragédie intime qui lui ferait presque oublier qu'il s’est mis en tête de faire le malheur de ses enfants, Élise et Cléante, victimes de son égoïsme. Harpagon veut prendre pour épouse la jeune Mariane, amante de Cléante, et marier « sans dot » Élise au riche Anselme. Pour déjouer les projets du vieil homme, Valère, l'amant d’Élise, s’est quant à lui fait engager comme intendant. Quiproquos, et coups de théâtre sont les ingrédients de cette comédie qui donne à réfléchir tout en faisant rire. Personnage bouffon, Harpagon n'en est en pas moins un père indigne, doublé d'un usurier intraitable. Tout finit pourtant par s’arranger : les amoureux sont réunis, et Harpagon peut à nouveau bercer sa cassette sur son cœur.

 http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=98

ou

http://www.site-moliere.com/pieces/avare47.htm

Extraits audio :  Le monologue d'Arpagon

Autres extraits audio

 

 

 


MOLIERE Le Bourgeois Gentilhomme (1670)

     Avant d'entrer dans le cercle privilégié des «gens de qualité», il faut s’assurer qu’on y pourra faire bonne figure. M. Jourdain est un bourgeois fortuné mais pauvre d'esprit qui convoite un titre de noblesse. Élève appliqué et consciencieux, il apprend de ses maîtres qu'il est déjà doté de qualités qu'il ne soupçonnait pas : il parle en prose depuis toujours. Alors qu'il compte marier sa fille Lucile à un grand seigneur, voilà justement le fils du Grand Turc qui lui offre un nouveau titre plein d'exotisme et de mystère : celui de mamamouchi. Farce impétueuse tournant entièrement autour d'un personnage au comble du ridicule, la pièce n'est qu’un prétexte au divertissement. Après les Fâcheux, Molière offre une nouvelle comédie-ballet dont la musique est signée de Jean-Baptiste Lulli.  

Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=135

Extrait audio : Acte I, scène 4

 

Un extrait mis en scène par Benjamin LAZAR

 


Avec Louis Seigner (Monsieur Jourdain) et Georges Chamarat (Maître de philosophie). Mise en scène de Jean Meyer. Comédie-Française, 1958. http://youtu.be/jJMuzRxE5sA


MOLIERE Fourberies de Scapin (1671)

     Les Fourberies de Scapin (1671) est une des pièces les plus célèbres de Molière, dans laquelle il tire parti de tous les ressorts de la comédie italienne : intrigues, situations grotesques, bastonnades, grimaces, maquillages... Le personnage central est le valet, Scapin, fourbe et complice des amours de son maître, Léandre. L’épisode le plus fameux est la scène de la galère (acte II, scène VII), dans laquelle Scapin invente une histoire d'enlèvement pour extorquer de l'argent à Géronte, qui réplique en répétant sans cesse : « Que diable allait-il faire dans cette galère ? »

Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=9


MOLIERE Le Malade imaginaire (1673)

       La maladie d'argante serait-elle le fruit d'une imagination débordante ? Pour en débattre, Argante s’en remet à messieurs Purgon et Diafoirus, de hautes instances médicales. Dédaignant son foyer, il ne peut qu’étouffer de surprise quand il découvre que sa femme Béline est une traîtresse cupide, et que sa fille aînée Angélique préfère un certain Cléante au médecin qu'il lui destinait. Aidant son maître à y voir plus clair, Toinette parvient à lui arracher une sage décision : on mariera Angélique et Cléante, pourvu que le jeune homme soit fait médecin. Originale et pétillante, la comédie s‘achève sur une parodie désopilante d'une cérémonie d’intronisation prononcée dans un charabia latin.

Extraits texte : http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=167

ou  http://www.site-moliere.com/pieces/malad312.htm

ou http://www.site-moliere.com/pieces/malad208.htm

 

MOLIERE L'Ecole des Femmes (1662)

Arnolphe et Agnès : Acte II, scène 5 Lien audio

 


 

 

MOLIERE Tartuffe (1664)

Tartuffe et Elmire : Acte III, scène 3 Lien audio

 

MOLIERE Amphitryon (1668)

Monologue de Sosie : Acte I, scène 2 Lien audio

 

(Il pose sa lanterne à terre, et lui adresse son compliment.)
205  Madame, Amphitryon, mon maître, et votre époux...
Bon ! beau début ! l’esprit toujours plein de vos charmes,
M’a voulu choisir entre tous,
Pour vous donner avis du succès de ses armes,
Et du désir qu’il a de se voir près de vous.
210  Ha ! vraiment, mon pauvre Sosie,
À te revoir, j’ai de la joie au cœur.
Madame, ce m’est trop d’honneur,
Et mon destin doit faire envie.
Bien répondu ! Comment se porte Amphitryon ?
215  Madame, en homme de courage,
Dans les occasions [8] , où la gloire l’engage.
Fort bien ! belle conception !
Quand viendra-t-il, par son retour charmant,
Rendre mon âme satisfaite ?
220  Le plus tôt qu’il pourra, Madame, assurément ;
Mais bien plus tard que son cœur ne souhaite.
Ah ! Mais quel est l’état, où la guerre l’a mis ?
Que dit-il ? que fait-il ? Contente un peu mon âme.
Il dit moins qu’il ne fait, Madame,
225  Et fait trembler les ennemis.
Peste ! où prend mon esprit toutes ces gentillesses ?
Que font les révoltés ? dis-moi, quel est leur sort ?
Ils n’ont pu résister, Madame, à notre effort :
Nous les avons taillés en pièces,
230  Mis Ptérélas leur chef à mort ;
Pris Télèbe d’assaut, et déjà dans le port
Tout retentit de nos prouesses.
Ah ! quel succès ! ô Dieux ! qui l’eût pu jamais croire ?
Raconte-moi, Sosie, un tel événement.
235  "Je le veux bien, Madame, et sans m’enfler de gloire,
Du détail de cette victoire
Je puis parler très savamment.

 

MOLIERE Dom Juan ou le Festin de pierre (1665)


Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 4e 2014-2015
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 08:20

3- PS3 THEATRE IONESCO Expression orale Le désarroi et le conflit tragiques  SOPHOCLE (v. 495-405 av. J.-C.) Antigone Créon

George KIMOULIS Creon

Polynice et Etéocle se sont entretués dans l'attaque, pour l'un, et la défense, pour l'autre, de Thèbes, Antigone et Ismène, leurs soeurs, affrontent leurs positions sur ce qu'il convient de faire du corps de Polynice, coupable d'avoir menacé la cité.

 

LE CORYPHÉE 

Je ne puis m'empêcher, mon roi, de me dire,

Depuis un moment, que les Dieux l'ont voulu ainsi.

CRÉON 

Arrête, tu vas me faire sortir de mes gonds :

On va croire que tu es aussi fou que vieux.

Tu tiens des propos inadmissibles quand tu dis que les Dieux

Se préoccupent un tant soit peu de ce mort.

Est-ce pour le combler d'honneurs comme un bienfaiteur,

Qu'ils l'ont enseveli, lui qui est venu mettre le feu aux colonnes

De leurs temples et réduire à néant

Leurs offrandes, leur pays, et leurs lois ?

Où vois-tu que les Dieux honorent les méchants ?

C'est impossible ; mais il y a depuis peu dans notre Cité

Des hommes qui supportent mal mon autorité, ils murmurent,

Ils hochent la tête à mon insu, ils ne mettent pas, comme ils devraient,

La nuque sous le joug, ils ne se résignent pas à m'obéir.

Je sais bien que certains d'entre eux

13Ont incité ces gens à agir ainsi.

Il n'est pire institution éclose chez les hommes

Que l'argent ; c'est elle qui dévaste

Les Cités, qui chasse les hommes de chez eux,

Qui incite et engage des cœurs

Honnêtes à s'engager dans d'ignobles entreprises ;

Et elle a appris aux hommes l'usage de la fourberie, 

À être capables de ne rien respecter pour tout se permettre.

Les âmes mercenaires qui se laissent convaincre

Finissent un jour par trouver leur châtiment.

Mais, si Zeus m'inspire encore de la crainte,

Sache-le, je te le dis sous serment,

Si, celui qui a, de ses propres mains, enseveli ce mort,

Vous ne le trouvez pas, si vous ne me l'amenez pas là, sous mes yeux,

Hadès n'arrivera pas à empêcher que,

Pendus en l'air, vous n'ayez avoué votre forfait ,

Vous saurez alors où il vous conviendra de chercher un profit,

À l'avenir, et vous apprendrez qu'il ne faut pas

Vouloir tirer profit de tout.

Les gains infâmes, on peut le voir,

Perdent plus de gens qu'ils n'en sauvent..

 

George KIMOULIS Creon

LE CORYPHÉE 

L'on voit bien l'intraitable caractère de cette enfant, elle est digne

De son Intraitable père ; elle ne sait pas céder à l'infortune.

CRÉON 

Sans doute, mais sache que ces volontés rigides

Sont les premières à s'effondrer, et que c'est le fer

Naturellement si solide qui, cuit au feu et recuit,

Se brise et se casse, on peut souvent le constater.

 

Je sais qu'un bout de frein suffit pour dominer

Les chevaux farouches ; il n'est pas permis

De raisonner quand notre sort dépend des autres.

Cette fille a déjà montré son arrogance

En transgressant les lois établies ;

21Et elle a encore l'aplomb, après l'avoir fait,

De s'en glorifier, et de s'en réjouir.

Ce n'est plus moi, l'homme, à présent, l'homme c'est elle,

Si elle s'en sort, et si on lui donne raison.

Qu'elle soit née de ma sœur, plus proche de moi

De tous ceux qui dépendent du Zeus de notre foyer,

Ni elle, ni sa sœur n'échapperont

Au pire des sorts ; car je l'accuse, elle aussi,

D'avoir accompli les rites funéraires sur cette tombe.

Faites-la donc venir ; je viens de la voir à l'intérieur,

Elle était surexcitée, elle n'arrivait pas à se dominer.

Les intentions cachées apparaissent au grand jour,

De ceux qui manœuvrent dans l'ombre.

Je n'ai que de l'horreur pour les criminels qui, pris sur le fait,

 Ont encore l'aplomb de s'en glorifier.


Partager cet article

Published by Le Fil de Laure - dans 3e 2014-2015
commenter cet article

Une image à la une

http://www.agencevu.com/photos/portfolios/730_1198686188.JPG

Recherche

Lexique