Défi Brevet 3 Le
Descriptif
Exemples de questions / questions à aménager par les groupes de révision
A partir des questions proposées - et des synthèses : le discours descriptif , données sans les réponses, les groupes bâtissent des
questions pour défier les autres groupes.
Langue et emploi des temps
1. Citer 5 verbes d'état (introduisant un attribut du sujet).
2. Donner la fonction des deux A.Q. suivants :
- Elle portait une robe rouge
- Rouge, la robe se voyait de loin.
3. Dire si la relative est déterminative ou explicative :
- L'homme qui a tiré sur Jules est allemand.
- Cet homme, qui s'appelle Jules, est français.
4. Dire quel est le Complément circonstanciel employé :
- "Je me suis promené dans le petit jardin
- qu'éclairait doucement le soleil du matin
- pailletant chaque fleur d'une humide étincelle."
- "Les roses comme avant palpitent.
- Les grands lys orgueilleux se balancent au vent."
- "Même j'ai retrouvé debout la Velleda,
- dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue.
- grêle, parmi l'odeur fade du réséda."
5. Donner la fonction des A.Q. suivants :
- le petit jardin
- d'une humide étincelle
- son murmure argentin
- grêle, parmi l'odeur fade du réséda
6. Donner la fonction des noms suivants :
- qu'éclairait doucement le soleil du matin
- l'humble tonnelle de vigne folle
- l'odeur
fade du réséda
7. Donner la nature et la fonction des subordonnées suivantes :
- Ayant poussé la porte étroite qui chancelle
- Je me suis promené dans le
petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
- j'ai retrouvé debout la Velleda, dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue.
8. Dire de ces propositions si elles sont déterminatives (indispensables comme un déterminant) ou explicatives (caractérisantes comme un adjectif
qualificatif)
- Ayant poussé la porte étroite qui chancelle
- Je me suis promené dans le
petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
- j'ai retrouvé debout la Velleda, dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue.
9. Quel est le temps employé ? Pourquoi ?
- "Je me suis promené dans le petit jardin
qu'éclairait doucement le soleil du matin"
- dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue"
- "d'une femme inconnue et que j'aime et qui m'aime,
Et qui n'est chaque fois ni tout à fait la même."
Le point de vue
Donner le point de vue / la focalisation dans les extraits suivants :
1. "Ursus et Homo étaient liés d'une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup, Leurs humeurs s'étaient convenues. C'était l'homme qui avait baptisé le loup. Probablement il
s'était aussi choisi lui-même son nom; ayant trouvé Ursus bon pour lui, il avait trouvé Homo bon pour la bête" Victor Hugo, L'Homme qui rit (1869)
2. "Un jeune
homme de dix-huit ans, à longs cheveux et qui tenait un album sous son bras, restait auprès du gouvernail, immobile. À travers le brouillard, il contemplait des clochers, des édifices dont il ne
savait pas les noms ; puis il embrassa, dans un dernier coup d’oeil, l’île Saint-Louis, la Cité, Notre-Dame ; et bientôt, Paris disparaissant, il poussa un grand soupir." Gustave
Flaubert, L'Education sentimentale (1869)
3. "Au milieu se trouve une table ronde à dessus de marbre Sainte-Anne, décorée
de ce cabaret en porcelaine blanche ornée de filets d’or effacés à demi, que l’on rencontre partout aujourd’hui. Cette pièce, assez mal planchéiée, est lambrissée à hauteur d’appui. Le surplus
des parois est tendu d’un papier verni représentant les principales scènes de Télémaque , et dont les classiques personnages sont coloriés. Le panneau d’entre les croisées grillagées offre aux
pensionnaires le tableau du festin donné au fils d’Ulysse par Calypso. Depuis quarante ans, cette peinture excite les plaisanteries des jeunes pensionnaires, qui se croient supérieurs à leur
position en se moquant du dîner auquel la misère les condamne. La cheminée en pierre, dont le foyer toujours propre atteste qu’il ne s’y fait de feu que dans les grandes occasions, est ornée de
deux vases pleins de fleurs artificielles, vieillies et encagées, qui accompagnent une pendule en marbre bleuâtre du plus mauvais goût. Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la
langue, et qu’il faudrait appeler l’ odeur de pension." Balzac, Le Père Goriot (1835)
4. "Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles quand elle était loin des regards des hommes, Mme de Rênal
sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d'entrée la figure d'un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de
pleurer. Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.
Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l'esprit un peu romanesque de Mme de Rênal eut d'abord l'idée que ce pouvait être une jeune fille
déguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d'entrée, et qui évidemment n'osait pas lever la main jusqu'à la sonnerie."
Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830)
5. "La jeune fille, elle aussi, semblait rester froide et
indifférente. Elle arrêtait parfois ses grands yeux sur Camille et le regardait pendant plusieurs minutes avec une fixité d’un calme souverain. Ses lèvres seules avaient alors de petits
mouvements imperceptibles. On ne pouvait rien lire sur ce visage fermé qu’une volonté implacable tenait toujours doux et attentif. Quand on parlait de son mariage, Thérèse devenait grave, se
contentait d’approuver de la tête tout ce que disait Mme Raquin. Camille s’endormait." Zola, Thérèse Raquin (1867)
6.
"Un jour, un homme qui voyageait m’a pris pour une curiosité du pays, et m’ayant vu de loin, est accouru au galop de son cheval. Son étonnement a été extrême, quand il a reconnu que j’étais
vivant. Il a mis pied à terre, et s’adressant à ma mère, lui a demandé respectueusement si elle voulait bien lui indiquer l’adresse du tailleur qui avait fait mon
vêtement.
« C’est moi », a-t-elle répondu, rougissant d’orgueil.
Le cavalier est reparti et on ne l’a plus revu.
Ma mère m’a parlé souvent de cette apparition, de cet homme qui se détournait de son chemin pour savoir qui m’habillait." Jules Vallès, L'Enfant
(1879)
L'organisation du portrait
Dans les extraits suivants, repérer, en vos appuyant sur le schéma descriptif :
1. Le thème et la reformulation
"Puis, à
peine Diane se trouvait-elle seule, que Vénus arrivait. Un frisson remua la salle. Nana était nue. Elle était nue avec une tranquille audace, certaine de la toute-puissance de sa chair. Une
simple gaze l'enveloppait; ses épaules rondes, sa gorge d'amazone dont les pointes roses se tenaient levées et rigides comme des lances, ses larges hanches qui roulaient dans un balancement
voluptueux, ses cuisses de blonde grasse, tout son corps se devinait, se voyait sous le tissu léger, d'une blancheur d'écume. C'était Vénus naissant des flots, n'ayant pour voile que ses cheveux.
Et, lorsque Nana levait les bras, on apercevait, aux feux de la rampe, les poils d'or de ses aisselles. Il n'y eut pas d'applaudissements. Personne ne riait plus, les faces des hommes, sérieuses,
se tendaient, avec le nez aminci, la bouche irritée et sans salive. Un vent semblait avoir passé, très doux, chargé d'une sourde menace. Tout d'un coup, dans la bonne enfant, la femme se
dressait, inquiétante, apportant le coup de folie de son sexe, ouvrant l'inconnu du désir. Nana souriait toujours, mais d'un sourire aigu de mangeuse d'hommes." Emile Zola,
Nana (1879)
2. Les aspects + propriétés + une mise en
relation (par une comparaison)
"C'était toujours la même voix vinaigrée, mais à présent elle grattait si bien le public au bon endroit, quelle lui tirait par moments un léger frisson.
Nana avait gardé son rire, qui éclairait sa petite bouche rouge et luisait dans ses grands yeux, d'un bleu très clair. A certains vers un peu vifs, une friandise retroussait son nez dont les
ailes roses battaient, pendant qu'une flamme passait sur ses joues. Elle continuait à se balancer, ne sachant faire que ça. Et on ne trouvait plus ça vilain du tout, au contraire; les hommes
braquaient leurs jumelles. Comme elle terminait le couplet, la voix lui manqua complètement, elle comprit quelle n'irait jamais au bout. Alors, sans s'inquiéter, elle donna un coup de hanche qui
dessina une rondeur sous la mince tunique, tandis que, la taille pliée, la gorge renversée, elle tendait les bras. Des applaudissements éclatèrent. Tout de suite, elle s'était tournée, remontant,
faisant voir sa nuque où des cheveux roux mettaient comme une toison de bête; et les applaudissements devinrent furieux." Emile Zola, Nana (1879)
Chapitre 16 :